Abeille en train de butiner une fleur blanche

Connaissez-vous bien les abeilles ?

La protection des abeilles réside au cœur de la mission de Miel Garneau. Nous prenons donc grand soin des butineuses qui occupent nos ruches! Voici quelques faits intéressants sur les abeilles et leur contribution vitale au maintien de la biodiversité.

Les pollinisateurs, c’est quoi ?

Les abeilles sont des pollinisateurs, c’est-à-dire qu’elles transportent le pollen d’une fleur à l’autre de façon à assurer la reproduction des plantes. En effet, lorsqu’elles se posent sur une fleur pour se nourrir de nectar, un peu de pollen se fixe sur leur poil. Ce pollen est ensuite répandu dans la nature au fil de leurs déplacements, ce qui permet à d’autres plantes de pousser.

Leur rôle de pollinisateurs explique la grande utilité des abeilles en agriculture. Saviez-vous qu’au Québec, plus de 200 millions d’abeilles sont importées annuellement pour assurer la pollinisation de nos champs? En effet, la contribution des abeilles permet la production de près de 30% de la nourriture produite au Canada. Nous leur devons de délicieux produits locaux : pommes, bleuets, fraises, concombres… et, bien sûr, du bon miel!

L’organisation d’une ruche

Dans une ruche, les abeilles ont toutes des rôles très précis. Notamment, on retrouve une reine, des faux-bourdons et des ouvrières. La reine est la seule femelle qui peut avoir des petits. Son rôle est donc de pondre constamment des œufs et de s’assurer que la colonie fonctionne correctement. Les faux-bourdons, eux, sont les mâles de la colonie. Leur rôle est principalement reproductif; ce sont les ouvrières qui font tout le reste! En effet, les ouvrières occupent différents rôles au cours de leur vie :

· Les nettoyeuses assurent la propreté des alvéoles afin que les œufs ainsi que les différentes ressources puissent y être entreposées.

· Les nourrices s’occupent de nourrir les œufs et les larves de gelée royale, un mélange de pollen et de nectar. Une nourrice peut rendre visite à la même alvéole plus de 1000 fois par jour!

· Puisque la reine est très occupée à pondre des centaines, voire des milliers d’œufs par jour, elle a peu de temps pour se nourrir ou se nettoyer. Les aides à la reine l’assistent donc dans ces tâches.

· Les cirières, ou bâtisseuses, sont les ingénieures de la colonie. Elles construisent les alvéoles en cire. D’ailleurs, la forme hexagonale de ces dernières n’est pas due au hasard : elle permet d’optimiser la rétention de miel par rapport à la quantité de cire requise pour construire les alvéoles!

· Les ventileuses, en battant rapidement des ailes, contrôlent la température dans la ruche. Elles permettent notamment l’évaporation qui transforme le nectar en miel!

· Les gardiennes montent la garde à l’entrée de la colonie. Quand un prédateur rôde aux alentour, elles sonnent l’alarme pour avertir les autres abeilles.

· Les butineuses font des allers-retours entre la ruche et les fleurs environnantes pour transporter le nectar et le pollen. Elles ont le rôle le plus épuisant puisqu’elles sont sans cesse en déplacement! Pour transporter le nectar, elles le pompent avec leur langue, qui est en forme de tuyau, puis l’entreposent temporairement dans leur jabot, situé près de leur estomac.

· Les magasinières sont chargées de récupérer le nectar que les butineuses rapportent à la ruche. À leur tour, elles l’entreposent dans leur jabot et vont le déposer dans les alvéoles.

Le saviez-vous?
Les abeilles ont un excellent sens de l’orientation. En effet, elles peuvent mémoriser des repères au sol et s’orientent grâce à la position du soleil. Les abeilles peuvent même percevoir le champ magnétique de la Terre!

Le déclin des abeilles

Au Québec, à chaque année, un grand pourcentage des abeilles ne survit pas à l’hiver en raison des basses températures. Or, les abeilles se font tout de même de plus en plus rares à survivre aux mois plus froids de l’année. En effet, elles sont affectées par d’autres facteurs qui les affaiblissent de plus en plus.

D’abord, la monoculture, qui est couramment pratiquée, limite la variété des ressources alimentaires de plusieurs colonies. En effet, si une ruche est placée dans un champ très vaste et où l’on ne cultive qu’une plante, les abeilles sont obligées de se nourrir exclusivement de ce que leur offre celle-ci. Or, un régime alimentaire aussi peu diversifié est défavorable à la bonne santé des pollinisateurs.

Finalement, l’usage de certains types de pesticides et d’herbicides joue un rôle majeur dans le déclin des abeilles. En effet, certains produits utilisés pour augmenter le rendement des terres agricoles, notamment les néonicotinoïdes, sont malheureusement nocifs pour les abeilles.

Or, au Québec, 95% des champs où les néonicotinoïdes sont utilisés ont une population d’insectes suffisante pour justifier le recours à des pesticides, et ces derniers se montrent très peu efficaces dans bien des cas. En plus de leurs effets néfastes sur la qualité des cours d’eau et sur la santé de la population humaine, ces pesticides peuvent intoxiquer des colonies entières d’abeilles, notamment en affectant le système nerveux des butineuses qui se nourrissent auprès de plantes traitées.

Plusieurs solutions s’offrent à nous pour lutter contre le déclin de nos précieuses abeilles. D’abord, nos choix de consommation sont importants puisque nous pouvons encourager l’agriculture biologique, plus sécuritaire pour les pollinisateurs. Des initiatives d’apiculture urbaine comme Miel Garneau permettent également de sensibiliser la communauté à cet enjeu et de protéger de plus en plus d’abeilles.

C’est pourquoi Miel Garneau, c’est plus que du miel 🙂

Pour en apprendre plus sur les abeilles :

https://www.lapresse.ca/covid-19/2020-06-07/abeilles-a-la-rescousse-de-la-soute-aux-champs

https://www.lapresse.ca/actualites/environnement/2020-06-06/un-apiculteur-de-la-monteregie-perd-600-ruches-il-pleuvait-des-abeilles

https://www.lapresse.ca/actualites/environnement/2020-02-27/pesticides-tueurs-d-abeilles-un-usage-injustifie-dans-95-des-champs-du-quebec?utm_source=facebook&utm_medium=social&utm_campaign=algofb&fbclid=IwAR38JP5B2zroBjNwCFhFBH8Z5NFdDBvnd6YTjFs93v1d465DVZRJDEYroHU

https://www.lapresse.ca/actualites/environnement/2020-06-06/un-apiculteur-de-la-monteregie-perd-600-ruches-il-pleuvait-des-abeilles

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